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Ce n’est pas un type, mais le modèle capitalisme néolibérale qui en ai responsable"

 

Bonjour à toutes et à tous!

"Ce n’est pas un type, mais le modèle capitalisme néolibérale qui en ai responsable"

 

 

 

En Chine, aux Philippines ou au Soudan, les chiffres attestent que cette limite est atteinte. L’accumulation productive du capital productif ne cesse de régresser. Aux États-Unis, les cinq cents firmes de l’indice Standard & Poor’s disposent de 631 milliards de réserves liquides ; la moitié des bénéfices des entreprises américaines provient d’opérations sur les marchés financiers. En France, l’investissement productif des entreprises du CAC 40 n’augmente pas même quand leurs bénéfices explosent

 

il est impossible de séparer le bon capitalisme productif du mauvais capitalisme financier. Il n’existe pas d’un côté une économie qui produit des richesses et de l’autre une économie virtuelle, une finance parasitaire; il s’agit des deux faces d’une même réalité. Depuis le début de l’économie capitaliste, celle-ci ne peut fonctionner sans la finance, c’est-à-dire le crédit, les Bourses, la spéculation

 

La production n’étant plus capable de valoriser l’ensemble des capitaux accumulés, une partie croissante de ceux-ci conserve la forme de capital financier. Une industrie financière se constitue qui ne cesse d’affiner l’art de faire de l’argent en n’achetant et ne vendant rien d’autre que diverses formes d’argent. L’argent lui-même est la seule marchandise que l’industrie financière produit par des opérations de plus en plus hasardeuses et de moins en moins maîtrisables sur les marchés financiers. La masse de capital que l’industrie financière draine et gère dépasse de loin la masse de capital que valorise l’économie réelle (le total des actifs financiers représente 160 000 milliards de dollars, soit trois à quatre fois le PIB mondial). La « valeur » de ce capital est purement fictive : elle repose en grande partie sur l’endettement et le good will, c’est-à-dire sur des anticipations :la Bourse capitalise la croissance future, les profits futurs des entreprises, la hausse future des prix de l’immobilier, les gains que pourront dégager les restructurations, fusions, concentrations, etc. Les cours de Bourse se gonflent de capitaux et de leurs plus-values futures et les ménages se trouvent incités par les banques à acheter (entre autres) des actions et des certificats d’investissement immobilier, à accélérer ainsi la hausse des cours, à

Emprunter à leur banque des sommes croissantes à mesure qu’augmente leur capital fictif boursier.

 

Modèle Japonais généralisé - citoyenactif

citation d’un gestionnaire de hedge fund : Je ne sais pas pour vous”, , “mais si j’étais en Grèce, je chercherais des moyens de sortir mon argent du pays. Il y a de bonnes chances que les Grecs convertissent leurs dépôts en euros en drachmes. Les autorités fermeront sans doute les banques. Les Grecs vont probablement se révolter et brûler les banques… sinon les banquiers”. « “Alors que feriez-vous si vous étiez en Espagne… ou en Italie ? Est-ce que vous ne vous projetteriez pas un peu dans l’avenir ? Et ne voudriez-vous pas aussi tirer votre argent de là ? », « Bien sûr que si. C’est pour cette raison que les Suisses parlent d’imposer des taux d’intérêt négatifs, pour essayer de décourager les autres Européens d’échanger leurs euros contre des francs suisses »”.

 

Inutile de regarder très loin pour voir ce qui se passerait. Attendez que les gens commencent à faire la queue devant les banques pour en retirer leur argent. Si vous étiez à Athènes et que vous voyiez une telle scène… est-ce que vous n’entreriez pas dans la file ? La plupart des gens le feraient. Et les banques n’ont pas assez d’argent pour honorer les demandes de tous ces déposants. Les banques doivent donc faire faillite… et tout ça s’écroule brutalement”.

 

Selon les médias, tout le monde se prépare à ce que la Grèce dise auf wiedersehen à l’euro. Mais même une sortie “ordonnée” de la Grèce est estimée à 1 000 milliards de dollars. Et il n’y a pas assez d’argent dans toutes les banques de l’Euroland pour payer une sortie désordonnée.

 

La déflation ? - Citoyenactif :

Pour les entreprises, l’effet de levier désigne à la fois une technique de recours à l'endettement pour augmenter les capitaux propres et la mesure de l'efficacité de ce recours à l'endettement (l'effet de levier est dit positif si la différence entre la « rentabilité des capitaux propres » et la « rentabilité économique » est supérieure au coût de l'endettement

L’agrobusiness s’invite dans les enjeux alimentaires ?

Bonjour à toutes et à tous!

"Ce n’est pas un type, mais le modèle capitalisme néolibérale qui en ai responsable"

En Chine, aux Philippines ou au Soudan, les chiffres attestent que cette limite est atteinte. L’accumulation productive du capital productif ne cesse de régresser. Aux États-Unis, les cinq cents firmes de l’indice Standard & Poor’s disposent de 631 milliards de réserves liquides ; la moitié des bénéfices des entreprises américaines provient d’opérations sur les marchés financiers. En France, l’investissement productif des entreprises du CAC 40 n’augmente pas même quand leurs bénéfices explosent

 

il est impossible de séparer le bon capitalisme productif du mauvais capitalisme financier. Il n’existe pas d’un côté une économie qui produit des richesses et de l’autre une économie virtuelle, une finance parasitaire; il s’agit des deux faces d’une même réalité. Depuis le début de l’économie capitaliste, celle-ci ne peut fonctionner sans la finance, c’est-à-dire le crédit, les Bourses, la spéculation

 

Selon des chercheurs, la sécurité alimentaire de 3 milliards d'hommes serait menacée d'ici à 2100. En cause, le réchauffement climatique. Ils estiment que les températures record connues en 2003 pourraient devenir la norme.

Mais il faut savoir qu'en 2003, un excès de température de3,6°Cpar rapport aux températures moyennes de saison avait fait diminuer les rendements agricoles de 30% pour le maïs, 21% pour le blé et 25% pour les fruits !

 

Considérez ces quelques chiffres : la consommation par personne par jour au niveau mondial est en moyenne de 2 780 kilocalories (kcal). Mais dans les pays développés, ce chiffre atteint 3 314 kcal, tandis que dans les pays émergents, on ne consomme pas plus que de 2 674 kcal.

Mais en 2030, les prévisionnistes estiment que nous serons aux alentours de 3 050 kcal par jour et par personne au niveau mondial, grâce à l'élévation du niveau de vie dans les pays émergents. Nous sommes loin des famines dont je vous parlais tout à l'heure...

Que signifient ces chiffres ?
Nous sommes devant une augmentation de la consommation en calories de l'ordre de 30% d'ici à 2030. on rentre dans le détail.

 

Les régimes alimentaires dans les parties du monde qui deviennent « plus riches » sont maintenant dominés par un besoin en protéines et en sucre. Avec les populations qui s'enrichissent, la demande en protéines va exploser – ce qui signifie une demande beaucoup plus forte pour les volailles, le porc et le boeuf. Et cela concerne principalement les pays qui avaient au préalable une alimentation basée sur des mets constitués à partir de grains comme le riz, le blé, ou le maïs.Cette conversion de régimes à base de grains vers des régimes riches en protéines va augmenter la demande globale en grains car le bétail est lui-même grand consommateur de grains.

 

On peut estimer sans faire trop d'erreurs que si la demande en calories augmente de 30% entre maintenant et 2030, tel que c'est prévu, la demande en grains va progresser d'un même multiple., » la classe moyenne mondiale va augmenter de 3 milliards de gens dans les 20 prochaines années. Leur demande pour des régimes alimentaires à base de protéines va accroître la pression à la fois sur les prix du bétail et sur les prix des grains. La Chine sera en particulier un de ces gros consommateurs dans les 20 prochaines années mais cela concerne les populations partout dans le monde ».

 

Encore une fois, la Chine...
Cela ne vous surprendra pas mais en effet,la Chine va jouer un rôle majeur dans l'évolution de la consommation alimentaire mondiale.

 

L'objectif de la Chined'atteindre le niveau de développement des pays avancés progresse à grande vitesse. La révolution économique et industrielle chinoise, depuis qu'elle a démarré il y a environ une trentaine d'années, a conduit à une émigration massive des campagnes vers les zones urbaines.

 

Aujourd'hui, 50% de la population chinoise habite les villes, contre 17% en 1980. Vous avez été témoin de la croissance incroyable du PIB chinois au cours de ces dernières années. Une robuste croissance économique couplée à une urbanisation continue constitue les fondamentaux de l'ascension économique dela Chine, dans laquelle la classe moyenne va atteindre 31% de la population totale en 2015.

 

Les pourcentages sont significatifs, mais en valeur absolue ce sont des dizaines voire des centaines de millions de personnes dont on parle ! Naturellement, cela va accélérer. Certaines projections indiquent que la consommation totale dela Chineen denrées agricoles pourrait atteindre vers 2020 les deux tiers de la consommation actuelle des Etats-Unis !

 

... qui a de plus en plus besoin de protéines animales


Pour en revenir à l'aspect alimentaire, la population urbaine en Chine dépense 2,7 fois plus pour la nourriture que la population vivant en milieu rural. Bien entendu, une partie de cette différence peut être attribuée à des prix plus chers en ville, mais elle provient aussi du niveau de vie plus élevé qui accompagne l'urbanisation.

 

Ce n'est pas tellement que ces Chinois mangent plus quand ils habitent les villes, c'est plutôt la composition de leur régime alimentaire qui change. Leur régime alimentaire va s'occidentaliser avec une consommation comprenant beaucoup plus de protéines et de sucreries, entrainant une demande mondiale de plus en plus forte pour les grains. Et cela n'est pas prêt de s'arrêter vu la marge de croissance pour atteindre nos moeurs occidentales.

 

La Chinereste en retard par rapport aux Etats-Unis et à la plupart des nations industrialisées en termes de consommation de protéines. Boeufs et volailles comptent pour 26% de la consommation en protéines, contre 75% aux Etats-Unis et 51% en Corée du Sud.

 

Par exemple, si l'on comparela Chineetla Coréedu Sud, en admettant quela Chinearrive à ce niveau prochainement, c'est environ 3 millions de tonnes de viande par an qui seront nécessaires en plus de la consommation actuelle.

 

Le point de vue de l'investisseur 
Les points clés de l'intérêt de l'agrobusiness sont la croissance démographique, la modification des habitudes alimentaires et l'émergence des biocarburants. Mais les catalyseurs de la valorisation des investissements agricoles sont :
- La rareté accrue de terres arables,
- Le haut potentiel de consolidation tout au long de la chaine de valeur,
- Le besoin d'investissements, en particulier dans les infrastructures.

Sur ce, je vous souhaite une très bonne semaine, vacances ou pas, soleil ou pas!



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 ( 8 votes )

Année: 2004

Durée: 50' 51''

Serge Halimi, directeur de la rédaction du Monde Diplomatique et essayiste, est l'auteur du livre "Le grand bond en arrière". Selon lui, le libéralisme ne correspond nullement à une situation "naturelle", mais est le produit d'une volonté visant à l'instaurer et constitue la manifestation de l'idéologie qui pose que l'individu, être rationnel mû par son égoïsme, recherche en permanence la maximisation de son intérêt.

Lorsque Ricardo a développé son concept d'homo œconomicus, celui-ci n'était pas dominant dans la société de l'époque, mais constituait plutôt un idéal vers lequel il fallait se diriger. Le néolibéralisme est une utopie, explique Serge Halimi, laquelle a été mûrement pensée et balisée par les néolibéraux des années 40, à l'époque où prévalaient les idées keynésiennes. Dès la fin des années 70, alors que l'Etat joue un rôle régulateur dans l'économie, les crises sont imputées au fait qu'il n'y a pas assez de marché. Plus tard. lorsque les crises proviendront du fait qu'il y a trop de marché, les néolibéraux préconiseront une accentuation de la concurrence, diagnostiquant que l'on se trouve au milieu du gué et qu'il faut aller jusqu'au bout. Serge Halimi explique comment, dès les années 70, la pensée néolibérale investit l'enseignement de l'économie dans les universités ainsi que les médias, imitant les stratégie de noyautage des mouvements révolutionnaires.

 

Source: France Inter - Là-bas si j'y suis

 

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Ecouter également Néolibéralisme: mise en concurrence généralisée et démocratie, Comment naît l'homo oeconomicus, Emmanuel Todd - l'Europe peut-elle faire baisser la pression de la mondialisation ?, Peut-on apprendre de la mondialisation au 19è siècle ? Petit cours d'économie politique, La mondialisation expliquée par Jean Ziegler, Entretien avec Noam Chomsky

Comprendre le capitalisme japonais -

 

Résumé : En trente années de politiques néolibérales, le Japon est devenu l'un des pays les plus inégalitaires de l'OCDE. La publication du livre de Sébastien Lechevalier, "La grande transformation du capitalisme japonais" , arrive à point nommé pour éclairer une zone d'ombre de l'histoire récente du Japon mais aussi pour donner des clés de compréhension à la crise du capitalisme en cours depuis 2007

 

 Comprendre le capitalisme japonais - Le Japon à l'envers

  •   : Le Japon est aujourd'hui très connu en France, à travers sa culture populaire - manga, animé - et sa cuisine. Mais que sait-on au juste de cette "face cachée de la lune", située quelque part entre l'extrême-orient et l'extrême-occident ? Au-delà des clichés, ce blog apporte un éclairage sur quelques aspects méconnus de la société, de la vie politique et de la culture populaire dans l'archipel.
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Sans-abris à Ôsaka, avril 2012 (DR/Mathieu Gaulène

» BLOG - Les anglo-saxons ont décidéde se payer la France

Dans DSK : Flamme bourgeoise, cendre prolétarienne, par Serge Halimi (Le Monde diplomatique)", Source 10 mai 1981 - 15 mai 2011 , triste anniversaire, 10 mai 1981, triste anniversaire(source monde diplomatique)voir aussi Les patrons orphelins de DSK – blog Saltabank , L'Europe des lobbies,

L’histoire social et du CORPORATISME dans la DÉMOCRATIE- Anarkia



31/07/2012
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